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Lili Ouattara, la créatrice ivoirienne accusée de plagiat

Lili Ouattara, la créatrice ivoirienne accusée de plagiat

BLÉ POCKPA
Lili Ouattara fait face à de nouvelles accusations de plagiat

Lili Ouattara, créatrice de la marque ivoirienne Lili Création fait face depuis peu à deux grandes accusations de plagiat sur les réseaux sociaux.

Tout a commencé quelques semaines plus tôt sur  Twitter, la créatrice avait été interpellée pour avoir reproduit intégralement  un maillot de bain à imprimé bogolan de Obaswimwear, la marque de Leïla Toukourou.

Aujourd’hui, c’est le  design de la robe « Reine » de Arlett une autre marque ivoirienne de prêt-à-porter  qui est mis en cause. Lili Ouattara s’est clairement appropriée le travail de cette marque en affinant sa coupe et en nommant « son produit » : « The Angie Dress« .

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Copycat, ou Inspiration ?

S’inspirer, c’est bien. Créer, c’est génial. Copier intégralement c’est pas cool. Desolé

« La reine » par Arlett

Il peut arriver que certains créateurs créent les mêmes choses, à la même période. De nombreux designers utilisent aussi Pinterest comme un puissant outil pour booster leur créativité et trouver des conducteurs pour les inspirations de leurs collections. ll n’y a pas de mal à ça. Par contre on peut définir le plagiat dans le monde de la mode comme  un cycle qui se répète.  Il peut être très subtile avec des touches ajoutées ou bien plus flagrant comme c’est le cas ici.

« The Angie Dress » par Lili Creation

Ne nous voilons pas la face : Lili Ouattara est fautive, mais elle est ici en position de force.  Elle fascine pour son ascension dans le monde de la mode et en tant que jeune femme designer. Elle dispose d’un certain positionnement sur le marché international. Elle possède d’ailleurs des showrooms et est soutenue par une communauté de clients autour du monde qui assure ses ventes. Le problème c’est qu’elle aspire très souvent, les travaux de créateurs qui arrivent à créer du néant, pour faire du profit. Alors qu’elle est capable de faire des choses qui viennent d’elle même.

Elle est même parvenue à tirer ce bad buzz à son avantage en communiquant sur son modèle reproduit, en proposant un prix plus bas pour la robe et surtout en écoulant son stock. (A t-elle vraiment vendu autant ? Ne serait-ce pas là une stratégie marketing ?  Comme le dirait Paola Audrey : Mystère et boules de couscous. ).

Ce buzz m’incite à me questionner sur la protection des marques des designers Africains et leurs propriétés intellectuelles…

Article revu le Vendredi 24 Juillet à 09 heures. 

 

 

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