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Les Ups and Downs de la Lagos Fashion Week

Les Ups and Downs de la Lagos Fashion Week

BLÉ POCKPA

La Fashion Week lagossienne est LA plateforme ouest-africaine de la créativité et des échanges culturels par excellence.

Ce lieu où tous les mécènes du monde de la mode venus des 4 coins du continent mais aussi du monde, se retrouvent chaque année depuis plus de huit ans…

Défilé Meena – Lagos Fashion 2018 photo par Blé Pockpa

Si j’ai toujours rêvé d’assister à cet événement c’est bien parce qu’il en émane une énergie créative des plus puissantes. C’est aussi à cause de ces designers ô combien talentueux dont j’ai toujours voulu découvrir les créations de près.

La Fashion Week de Paris ou de New York ? On la laissera aux autres… De toutes les façons, ce sont les stylistes africains qui lancent les tendances de manière authentique et qui racontent l’histoire de notre continent. Cachez-moi ce morceau de wax que je ne saurais voir ! 

N’oublions pas que le Nigeria représente une puissance économique et sociale majeure dans toute l’Afrique, où la mode est considérée non pas comme un simple passade mais comme un business véritable. Le fait d’y présenter sa collection lorsqu’on est un jeune designer ouvre les voies aux acheteurs internationaux et à un public de consommateurs averti.

Après mes 3 jours de fashion week à Lagos,  voici un récap des hauts et des bas de cet événement. 

Les Ups

L’espace black and white carpet.  Ingénieusement aménagé. C’était l’endroit rêvé pour faire d’incroyables photos et du bon streetstyle. Les blogueurs, stylistes, mannequins et fashionnistas s’en donnaient d’ailleurs à cœur joie.

Parlons du salon d’exposition. Avec tous les stands de partenaires et de créateurs. Chacun rivalisant de créativité afin de pouvoir établir sa présence sur les lieux, une histoire de marketing. Mention spéciale aux stands de Fetswallet,  du #Creatorslounge, et de Maybelline  !

La disponibilité du service de management des accréditations, je leur serais éternellement reconnaissant, je me permets de citer Somi avec qui j’ai discuté avant mon arrivée à Lagos via Messenger… – vous en saurez plus dans le prochain article-et Ioma. Toutes les deux ont pu me remettre mon pass presse sur les lieux même des défilés, avec le concours du mannequin Kimcy Kouassi, que je salue également, au passage.

Le fait que certains créateurs fassent appel à des personnalités du monde du show-biz pour présenter des pièces de leurs collection était totalement bien pensé. La chanteuse Seyi Shay aura mis le feu lors du défilé de Tokyo James, sous les applaudissement du public, quand Tobi Bakre, star de télé-réalité et gagnant de l’édition nigériane de l’émission Big Brother défilait pour Ugo Monye.

Les downs

Passons maintenant aux points d’ombres de l’événement…    

A commencer par les accréditations presse à récupérer avec une deadline trop corsée… j’ai reçu le mail un vendredi et on me demandait de récupérer mon pass au plus vite, au risque de ne plus pouvoir participer à l’événement. ça a été assez stressant car j’étais encore à Abidjan.

Le manque de communication sur l’événement dans toute la ville de Lagos … A l’heure où l’on voyait déjà les affiches de la GTBank Fashion Weekend, un événement qui se tiendrai dans les prochaines semaines, un peu partout, j’ai trouvé ça assez curieux de ne même pas voir un seul flyer de la Lagos Fashion Week…  à croire qu’ils tenaient à faire passer événement sous silence ? Encore que le programme soit tombé assez tardivement, donc c’était aussi compliqué de se préparer en conséquence.

Programme qui d’ailleurs n’a pas été justement respecté à cause des gros retards observés.

Dans la mesure  où il s’agissait de ma toute première expérience de cet événement , j’ai osé croire que les embouteillages interminables de la ville ont dû en être la cause principale. Mais quand même des retards sur 3 jours ?

La patience du petit ivoirien que je suis a quand même des limites (Pour un défilé prévu à 16 heurs, on se voyait obligé d’attendre jusqu’à 20 heures avant de les enchaîner tous jusque tard dans la nuit…  )

Conséquence, on se retrouve avec une salle de défilés un peu clairsemée au début des shows qui devient tout d’un coup noire de monde…  et qui se met à refuser des entrées. Je voyais des gens partir après certains défilés, des gens qu’on faisait lever pour faire asseoir des officiels… sur ce coup, le comité d’organisation a fait preuve d’un gros laxisme.

Je dirais également que le fait de s’asseoir pendant plusieurs heures pour voir des défilés a aussi ce petit côté redondant pour ne pas dire ennuyeux, néanmoins, certains créateurs ont fait preuve d’ingéniosité en meublant  le fond de leurs passages par le biais de fashion film ou d’un accompagnement musical inspiré.

Pour conclure…

Malgré toutes ces péripéties, j’ai essayé de tirer le meilleur des moments que je vivais tout en sachant parfaitement comment m’arranger pour les prochaines éditions, c’est ce qu’on appelle l’expérience…

Au Nigéria, on pense local, on respire local, on consomme local. ce pays compte un nombre important de designers avec un talent qui parle à des kilomètres .

Sur le T, j’ai découvert un point où Afrique francophone et anglophone se rencontraient pour parler le même langage, celui d’une mode africaine qui émerge en puissance…

 

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