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Aziz Doumbia, l’homme de La Petite Boutique

Aziz Doumbia, l’homme de La Petite Boutique

BLÉ POCKPA
A 26 ans, Aziz Doumbia , est celui qui les idées pleins la tête insuffle un vent de renouveau en terre d’eburnie avec son concept de boutiques éphémère dénommé la petite boutique, premier du genre à Abidjan.

D’où t’es venue l’idée de lancer la petite boutique, premier concept de boutique éphémère à Abidjan ?

C’est un projet que je faisait grandir dans ma tête depuis plus de quatre ans quand j’étais encore en France, avec Dozo, un autre projet de boutique éphémère qui a mobilisé plusieurs marques telles que Awale, et la maison Nikaule. Cela a a été un succès et j’avais bien l’intention de continuer. En rentrant à Abidjan, j’ai bossé avec certaines marques locales comme Yalerri de Pacy Kadio-morokro, Mais j’ai très vite constaté que le paysage était relativement plat, il y avait très peu d’événement quali pour promouvoir les créations de designers locaux et les marques en elles même et attirer un public d’acheteurs. c’était toujours les mêmes boutiques qui proposait des articles avec les mêmes personnes. Je me suis dit qu’il fallait je me lance. Avec le soutien de mes proches et quelques associés, j’ai finalement pu ouvrir  la petite boutique et le succès a été tellement inattendu qu’on a du ouvrir pendant deux semaines !

Ce choix sélect de créateurs et de marques de qualité, on le remarque tout de suite, comment es-tu arrivé à les mobiliser pour la petite boutique ?

Je dirais que ça été facile, je voulais offrir un concept de qualité au public Abidjanais, consciencieux de son goût et de son amour pour le chic. Plusieurs marques nous ont rejoint parce qu’elles ont cru en ce projet, c’est aussi parce que j’ai fait une très belle présentation. On avait un logo, une charte graphique. Ils ont compris qu’on était pas là pour rigoler.

Comment a réagi le public Abidjanais lors de la première édition de la petite boutique ?

Les gens ont adoré, c’est ce qui a fait la force du projet, je me souviens que la soirée de lancement avait attiré un beau monde. Et les gens ont acheté pleins de produits. Il y’a eu des journées avec le plein de ventes On a pu faire de gros chiffres. Et c’est ce qui a fait qu’à la deuxième édition il y’a eu du monde sans grande communication.

Qui dit petite Boutique dit aussi diversité de matières et de textile…

Les gens sont fatigués du wax. Sont fatigué de voir toute les marques veulent expressément utiliser cette matière. Et c’était intéressant de voir des créateurs africains à la boutique qui travaillaient avec toutes autres matières que le wax. Cette année on a pu avoir Loza Maleombho, Elle nous a rejoint en court de route C’est une créatrice pour qui on a beaucoup de respect. C’est super d’avoir une personne qui a habillé limite Beyoncé Et on espère travailler avec elle pour les prochains événements.

Abordons l’aspect business de la petite boutique, combien de personnes embauches-tu ?  quel est ton chiffre d’affaires ?

Bon pour la boutique on est en général une petite dizaine à Intervenir. Mohamed Fakhry qui est mon ami d’enfance et notre partenaire architecte  s’occupe du design et de la conception du décor de chaque boutiques et on alterne entre volontaires et professionnels pour les travaux je crois que nous avons fait 6 millions de francs  pour la première édition  et presque 8 pour la seconde.

Ambitionnes-tu de lancer d’autres concept de boutiques éphémères ?

Je répondrais avec un grand oui, j’aimerais bien faire voyager le concept dans la sous-région, au Mali, au Congo ou au Sénégal par exemple ?

De toutes ces éditions de boutiques éphémères que tu as pu monter sur la ville, es-tu satisfait ? Est-ce que le paysage a changé ?

Je suis plus que satisfait, cela va même au delà de ce que j’imaginais. Pour l’instant les choses se font tout doucement Abidjan est une grande ville, le changement se fait dans le silence.