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Je veux devenir journaliste de mode

Je veux devenir journaliste de mode

BLÉ POCKPA
  • Mon "dream job" !

Il y’a encore trois ans, je n’aurais jamais cru soutenir cette ambition avec autant de force et de ferveur : devenir journaliste de mode.

Quand on me demandait enfant le métier que j’aurais aimé embrasser, je répondais du haut de mes dents à pivot : ARCHITECTE. J’ai fortement été influencé par une pub de Nido ( une marque de lait en poudre dont je raffolais pour mes petit-déjeuner pendant mon enfance ). Dans cette publicité, on demandait à plusieurs enfants ce qu’ils voulaient faire quand ils seraient plus grand. Celui qui m’a le plus marqué, c’était -évidemment- l’aspirant architecte. Son  dynamisme m’a convaincu que je pouvais « construire de grosses maisons luxueuses ». Quelques années plus tard, j’ai compris que ce métier n’était pas fait pour moi, parce que je me révélais être incroyablement nul en mathématiques et le temps m’a permis de me découvrir des passions plus grandes.

Comment la lecture m’a permis de me révéler ?

Je dois de nombreux remerciements à mon père. Grâce à tous les livres qu’il m’achetait, il m’a transmis son amour pour la lecture et la langue française. Je ne compte plus les dictées que j’ai fait avec lui, ainsi que les journées où je me changeais en véritable rat de bibliothèque au Centre culturel français d’Abengourou, ville où mon géniteur était en fonction et où j’ai vécu plus de quatre ans avec ma famille. J’aimais lire les romans, les bandes dessinées mais ce qui me fascinait le plus, c’était les magazines [de mode], j’aimais y voir les vêtements des créateurs, cet univers ô combien démesuré, les shootings sur papier glacé, les articles écrits avec humour ou un grain de plume affirmé. Bien que ces magazines soient essentiellement féminins, il en dégageait une essence captivante sur la continuité de leur découverte à ma décharge. J’avais une bonne collection de Jeune & Jolie, de Madame Figaro, quelques Vogue, des Amina, et bien encore… Ça entrait parfaitement en contraste avec mes Super Picsou Géant, Mes journaux de Mickey ou mes Picsou magazine. A ce moment là, je savais que j’allais bosser dans la mode ou dans les industries créatives.

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HOW CAN I EXPLAIN MY LOVE FOR FASHION ? When I was young, fashion was the “pur-fect” statement to catch all my attention. It is certainly because of the material aspect that fashion portrayed. From clothes labeled as “must have” but totally overpriced, to models like Naomi Campbell , Debra Shaw or Katoucha Niane who show their best poses on editorials, campaigns and magazine covers. From the fashion shows where designers would do their best to present all their creations. Over years, I have learnt that fashion was not as beautiful and glamourous than I thought. Business, marketing, and… MONEY, were the real drivers of the industry. However, my passion for fashion has motivated me to work in the fashion industry. Writing is for me something very fun and important because it helped heal my depression linked to my disability. (I have become hard hearing since I turned the age of 17 ) However, my disability does not curb my strength. For 2 years, I have been a Fashion writer and have worked with several local medias such as Chik Magazine, Elle Côte d’Ivoire. These exciting experiences have allowed me to improve my competencies and demonstrate my best abilities. I pay very close attention to the Fashion scene of my country, Côte d’Ivoire, and also of regional countries such as Nigeria, Ghana, Senegal, South Africa… With www.blepockpa.com I want to show how dynamic and powerful can be the African fashion Industry. I can’t pretend to be the best blogger, or the best writer, but I love fashion and I’m passionate. And I think that I’m going to do big things… what ? Now I can’t say 💁🏾‍♂️ Turtleneck : @Nackissa_

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 La vocation

Bosser dans la mode, oui mais comment ? Je me suis rêvé designer pendant un bon moment. j’ai pris plusieurs murs en m’en ouvrant à ma famille.  » Je veux que tu fasses du droit, je n’ai pas envie que tu deviennes Gilles Touré », mon père avait parlé et ça m’a valu un échec scolaire. Deux années après cet épisode, j’ai perdu subitement l’audition… J’ai dû arrêter d’aller en cours et j’ai connu un moment de dépression propre à cet état, le désert comme on dit… Et là, il y avait internet, il y avait les livres, il y avait mon amour pour l’écriture. J’ai commencé à saisir tous ces canaux et m’en servir comme thérapie. Je me suis mis à écrire des nouvelles que je partageais sur 225nouvelles.com, j’ai ouvert un blog méli melo ou je faisais un peu de tout et ( malheureusement ) de n’importe quoi.. Après réflexions et sur conseils de mes amis, j’ai finalement transitionné en blog mode, j’ai ensuite enchaîné  les contributions pour des sites locaux avant ce stage révélateur à CHIK Magazine.

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CHIK Magazine

Ça a été ma toute première expérience professionnelle. Ce n’était pas gagné. Il y avait deux autres personnes qui ont postulé pour le  stage, je manquais cruellement de confiance en moi et je n’étais pas diplômé. Mais les choses se sont jouées en ma faveur. Ils recherchaient quelqu’un de disponible, de passionné, de réactif, quelqu’un qui a l’œil sur les créateurs locaux et la mode africaine… Quelqu’un comme moi.

Tout le dynamisme, qui m’y a été communiqué pendant ces six mois, m’a permis de savoir ce que je voulais vraiment : devenir journaliste de mode. faire de la consultance, bosser avec des marques !

Blé Pockpa, de blogueur à rédacteur : next step ? Journaliste de mode !

All the Way ! J’ai pu écrire pour plusieurs titres comme Elle Côte d’ivoire-une autre expérience de qualité- et j’ai bien l’intention de continuer à écrire pour le plus de titres possible, bien entendu des titres dont la ligne éditoriale se rapproche de ma passion. Ce qui me permet de gagner petit à petit en maturité professionnelle et de gonfler mon CV. En début d’année j’ai décidé de me remettre au blogging afin de pouvoir m’exprimer et avoir une plateforme propre à moi pour parler des dernières collections, des tendances mode, et faire des essais / dossiers sur l’industrie africaine. C’est comme un exercice. Pour développer mon sens critique et pouvoir être plus à l’aise quand j’entamerai ma formation.

Mon but n’est pas de devenir un Andre Leon Talley ou une Anna Wintour, je suis déjà BLÉ POCKPA, je veux  plutôt utiliser les moyens de notre époque, afin de pouvoir me rapprocher au maximum de mon ambition. Faire grandir mon nom et créer des opportunités.  Je me débrouille plutôt bien !